> décryptage & avis : The Knick - The MC Corner nt ne plus jamais tomber malade ! Comments Feed" href="http://themccorner.com/2014/09/the-knick-ou-comment-ne-plus-jamais-tomber-malade/feed/" /> peppt> om/wp-json/oembed/1.0/embed?url=http%3A%2F%2Fthemccorner.com%2F2014%2F09%2Fthe-knick-ou-comment-ne-plus-jamais-tomber-malade%2F&format=xml" /> http://www') + '.google-analytics.com/ga.js'; var s = document.getElementsByTagName('script')[0]; s.parentNode.insertBefore(ga, s); })(); 'netflix', 'pa', 'haut', 'aux', 'saison', 'la', 'soderbergh', 'sri', 'de', 'vu', 'le', 'plaid']; window._wp_rp_promoted_content = true; The-MC-Corner.png" type="image/x-icon" />
The MC Corner

The Knick ou comment ne plus jamais tomber malade !

the knick afficheAlors, vous êtes-vous abonnés à Netflix ? Avez-vous, comme nous, avalé comme des drogués en manque quelques saisons de séries au hasard ? Mais tout ça c’est terminé parce que, vous avez vu, c’est l’automne ! Et qui dit automne dit chocolat chaud, plaid douillet et … reprise des séries TV!!

The knick : bienvenue à la boucherie !

Aujourd’hui, on triche très légèrement, puisqu’on vous parle d’une série qui a démarré le 8 août aux USA. Timing spécial, on vous l’accorde, mais du coup on s’est un peu jeté dessus comme la petite vérole sur le bas clergé de la haute Auvergne des dalleux (j’ai le droit aux jeux de mots médicaux pourris si je veux. Ça colle au thème. d’abord!)

the knick gros planLe trailer de The Knick avait piqué notre curiosité, pas vraiment révélateur, un peu oppressant, dérangeant … Avec Steven Soderbergh à la réalisation, on DEVAIT voir ce que ça allait donner. Pour ne rien gâcher, on nous annonce en acteur principal un Clive Owen arborant fièrement une petite moustache (!). C’était bon, on était ferrées. Je vous laisse juger par vous-mêmes :

Sitôt dit, sitôt fait. On s’installe avec les copains un dimanche aprem’ sur le canap’, on s’emmitoufle dans les couettes toutes douces, on se goinfre de gâteau au chocolat et … on clique sur play !

Ha, au fait, c’est quoi le pitch déjà ? L’histoire se passe à New York, dans l’hôpital The KnickerBocker (d’où le nom de la série). Le Docteur John Thackery travaille d’arrache-pied pour diminuer le taux de mortalité durant ses interventions. Récemment promu Directeur du Service Chirurgical, l’actionnaire principal de l’hôpital lui impose le Docteur Algernon Edwards comme second en dépit de sa volonté de choisir son ex-étudiant préféré. Le Dr Thackery a beau faire de son mieux pour le forcer à dégager, le Dr Edwards ne se laissera pas faire aussi facilement et a décidé de ne pas s’en aller avant d’avoir acquis les connaissances extraordinairement avancées que le Dr Thackery semble posséder… Ah ! Vous ai-je dit qu’on était au début du XXème siècle ? Et que le Dr Edwards est noir ?!

Le sentiment au sortir du premier épisode est : waw ! Il nous a bien fallu une grosse minute de silence avant de nous remettre. L’ambiance est lourde, poisseuse, pesante, en bref c’est assez difficile à regarder ! Le pitch est intéressant, très original (on a pas souvenir d’avoir déjà vu un film ou une série traitant des balbutiements de la chirurgie) et la particularité de la série repose sur la profondeur des personnages et le contexte historique et social très présents.

the knick godDans The Knick, on retrouve Clive Owen en génie chirurgical, (très) mal aimable et un peu complètement camé (âmes sensibles, s’abstenir !). Ça ne vous rappelle pas quelqu’un ? Nous aussi on s’est dit qu’on allait avoir droit à un nouveau House et ce n’était pas complètement pour nous déplaire. Sauf que, pas du tout ! C’est un tout autre registre et même si on est (aussi) très loin des comédies romantiques, ici, il y a du sang (beaucoup BEAUCOUP plus que dans Urgences, Grey’s Anatomy et Les Experts réunis !) et chaque personnage se bat pour survivre au quotidien avec en tête des préoccupations très personnelles.

the knick womanOn retrouve dans la série un soupçon de Lisa Cuddy (jouée par Lisa Edelstein dans House) dans Cornelia, le personnage féminin principal : la “fille à papa” dont les décisions sont dictées par les intérêts financiers de son père mais qui possède (aussi) un grand cœur, et qui pense autant aux patients qu’à l’argent (si si c’est possible, et problématique !). La comparaison s’arrête là. Le personnage de Cornélia n’est pas attiré par le Dr Thakery, il a bien assez de mal à imposer ses décisions au sein de l’hôpital sans se faire rabaisser au rang d’assistante de Papa…

the knick racismeAvec le personnage d’Algernon Edwards, la série aborde (et pas légèrement) les discriminations raciales à l’époque. Racisme, bêtise, discriminations en tous genres sont monnaie courante, et ce n’est pas parce qu’il gagne un salaire de chirurgien qu’il peut vivre où il veut : il n’a d’autres choix que de résider dans le quartier de Tenderloin alors réservé à la population noire. De manière assez clichée drôle Cornélia (le sexisme) et Edwards (le racisme) sont amis !

The Knick aborde en profondeur des thèmes comme les balbutiements de la chirurgie, les expérimentations médicales, mais aussi les débuts de l’électricité, la discrimination des femmes et des noirs, la sécurité sociale, les droits des patients, … Ce qui, aujourd’hui, nous paraît “normal” est entièrement remis en question puisque l’on voit les débuts de tout, l’invention des choses, l’esquisse de notre monde d’aujourd’hui. Par bien des côtés, les évènements de cette série se déroulant au XXème siècle se trouvent être toujours pertinents de nos jours, et ça fait écho en nous.

The Knick circusEn contrepied des séries médicales et médico-légales à la pointe de la technologie, on est content d’en apprendre plus sur le commencement de la chirurgie, la débrouillardise et l’ingéniosité dont il fallait faire preuve quand tous les antibiotiques, les machines de robotique, les règles d’hygiène n’étaient pas encore là pour protéger le patient ou même le chirurgien.

the knick 911Ce qu’on aime : l’absence de relations amoureuses. Ici, c’est professionnel, ça tâche et ça casse ! Attention, on adore les comédies romantiques aussi. Mais parfois, ça fait beaucoup ! Ici, pas de prise de tête, tout le monde se concentre sur le boulot et il y a déjà bien assez à faire comme ça ! Enfin une série qui compte marcher sans mettre des hommes/femmes nus partout !

Ce qu’on adore : le jeu de caméra de Steven Soderbergh. Une scène m’a tout particulièrement marquée, lorsque le doc est saoul ! Les mouvements de caméra, les flous de l’image, la mise au point très serrée sur le visage sont assez impressionnants et donnent quasiment la gueule de bois !

the knick owenHypocondriaques s’abstenir !!! Amateurs de gore soft, foncez !

Céline & Marine

            

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Céline

Mon univers coloré, décalé et poilant, plein de sacs à main, de vernis à ongles et de chaussures vous ouvre ses portes. Viendez, si comme moi vous êtes toujours partants pour des bêtises ou un dessert !

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